mardi 3 août 2021

Après 4 nuits dans un camping

Puisqu’il me faut penser à rentrer (ouan…), je quitte ce matin le camping de Ste.Catharines où j’ai passé les quatre dernières nuits. S’il y a eu party vendredi, samedi et un peu dimanche (il pleuvait à boire debout – ça calme les ardeurs fêtardes), hier c’était d’un calme désarmant: on était trois installations. Un couple de vieux dans une tente, une roulotte et moi. C’était tellement calme… que j’entendais ronfler le vieux dans la tente, même s’il était à une dizaine de mètres de moi! Être sa femme, je l’aurais étouffé depuis longtemps.

J’ai profité de mon dernier matin dans un camping pour me couper les cheveux: les oiseaux pourront venir se chercher du poil pour tapisser le fond de leur condo. Comme j’ai fait ça sans miroir, je ne sais pas trop ce que j’ai l’air.
J’en ai aussi profité pour prendre une douche sous un mini jet d’eau à peine tiédasse. Pas de pression, pas d’eau chaude. C’était un drôle de camping, un peu mal patenté, je trouve. Le propriétaire gère ça avec son fils (qui s’occupe des overnighters – les ceuzes qui restent pour une ou quelques nuits) et sa fille (qui gère les cabines). Sauf que les enfants sont incompétents. Quand j’ai appelé pour réserver, la semaine dernière, le jeune garçon (la jeune vingtaine, mettons) devait m’écrire un texto pour confirmer, mais il a oublié. J’ai rappelé. On a texté tous les deux, il a confirmé. Mais en arrivant, quelques jours plus tard, ma réservation n’était pas là: il avait oublié de l’écrire dans le grand cahier, à la main. Il regardait nos échanges sur son téléphone, il regardait sur la page où il y a 10 lignes pour écrire les 10 numéros de téléphone des overnighters (on existe par texto). Il voyait ben que 514-258-5817 n’était pas là. Il retournait sur son téléphone, regardait encore dans le cahier. Il regardait encore son téléphone… jusqu’à ce que je dise que, de toute évidence, quelqu’un avait oublié d’écrire ma réservation dans le cahier. Ouan. Il m’a trouvé un spot avec de l’électricité, mais entre deux partys dans un paquet de tentes collées. Comme j’étais partie toute la journée, c’était correct. Je pouvais supporter les partys en soirée. L’autre partie du camping était remplie d’immenses roulottes, de fifouiles tout aussi immenses. Azarius se serait senti tout petit à côté. Je me suis donc installée avec la plèbe.

Alors, ce matin, après la tonte et la douche, j’ai quitté la péninsule du Niagara pour retourner à St.Jacobs, là où il y a le marché mennonite, le mardi, le jeudi et le samedi.
J’adore les marchés publics en été (surtout en plein air). De magnifiques couleurs. Des cossins dont on n’a pas nécessairement besoin. J’ai acheté un cantaloup et un maudit gros paquet de saucisses. La façon dont les Zontariens font les hotdogs m’échappe un peu: ils ne cuisent pas le pain. Faque la saucisse est chaude, mais le pain est frette et sec. Même la moutarde jaune baseball ne parvient pas à humidifier la patente. Là, c’est des saucisses «smoked farmers» que j’ai achetées, à manger avec un pain que je vais toaster, et avec des ognons cuits à l’étouffé au fond. C’est ça que j’ai mangé pour diner (mais avec le pain pas cuit). Comme c’était tellement bon, j’ai succombé pour un tas de saucisses.
Et puis… j’ai aussi succombé pour deux paires de souliers. Je sais, je n’ai pas d’allure. Mais je m’assume. Je suis sur quelque chose qui s’appelle la route du retour; je peux acheter du stock à trainer. Parce que le pauvre Azarius, il est pas mal plein de toutes sortes d’affaires. Je commence à manquer de place, mettons.

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