Samedi tranquille, toujours installée au fond du stationnement de la fromagerie Kapuskoise, à Kap’. Tellement tranquille que j’ai ouvert l’œil (juste un) à 9h, puis j’ai niaisé au lit jusqu’à 11h, en écoutant la radio.
J’ai passé l’après-midi à lire. Je me suis forcée à finir le roman commencé, mais je ne sais pas pourquoi. Je lisais Tout est ori, de Paul Serge Forest. Étrangement, à la radio, deux libraires ont encensé ce roman. Oui, l’écriture est surprenante, les référents culturels sont solides, mais je n’ai pas capable d’aimer l’histoire de Laurie, de ses parents propriétaires d’une entreprise de traitement de fruits de mer à Baie-Trinité, sur la Côte Nord, de Mori le Japonais venu faire on ne sait pas trop quoi… et des autres personnages. Trop de sexe, trop de sperme, trop d’invraisemblance et, surtout, de la science-fiction. L’invention d’une couleur qui ne se voit qu’en contact avec du sperme humain (du moins, c’est ce que j’ai compris… mais je n’ai peut-être rien compris, finalement). Bon, 450 pages plus tard, j’ai fini.
Je venais de sortir mon roman suivant quand un gros VR est arrivé. Je suis allée accueillir mes nouveaux amis, comme François-le-fromager me l’avait demandé. C’est que ça dit, sur le site de la Fromagerie sur Terego, que les gens doivent arriver avant 17h… sauf que le samedi, le magasin ferme à 15h. François-le-fromager était dans tous ses états, vers 16h, en réalisant qu’il s’en allait prendre un verre chez sa sœur! «Ben oui, ne vous inquiétez pas, je vais accueillir l’autre campeur!»
On s’est donc installé, Mylène et David, leurs enfants William et Joannie, et moi, à côté de leur gros VR. On était à jaser devant une bouteille de vin quand François-le-fromager est revenu. On a eu droit à une visite de la fromagerie, mes amis ont acheté du fromage et on est retourné s’assoir avec ma bouteille de vin. Le temps passant, on a fini par avoir faim et on a soupé, chacun avec notre stock, mais tout le monde ensemble. Ils sont en route pour l’Alberta avec leur gros campeur tout neuf, avec les deux ados. Pourquoi l’Alberta? Pour aller quelque part! Je comprends ça, moi.
Je suis rentrée dans Azarius, le soleil venait de se coucher, à 21h30, en me disant que, parfois, les rencontres tiennent à peu de choses, mais sont tellement agréables. Je me suis fait d'autres amis, n'en déplaise à mon ami André... :)
Tu vas avoir plus d'amis que de km! :-)
RépondreSupprimerTu vas avoir plus d'amis que de km. ;-)
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