dimanche 25 juillet 2021

Joli détour

C’est la faute à mon amie Patricia. C'est elle qui m'a dit d'aller là: ils y sont allés il y a quelques semaines, dans un périple ontarien.

J’ai quitté Sudbury après avoir viré un peu dans les rues et avoir trouvé ça laitte, encore. Au programme de la journée: un détour de 68 kilomètres, 136 aller-retour. Depuis quand est-ce que je rechigne pour faire 136 kilomètres? C’est surtout l’aller-retour sur la même route qui pourrait me faire chialer. Mais comme c’est la première fois que je prends la 637 dans un sens comme dans l’autre, ce n’est pas très grave… Ce n’est pas comme l’interminable et insupportable 20, entre Montréal et Québec.

Au bout de la 637, un bout de la baie Georgienne, à Killarney. Et pourquoi Killarney, for God’s sake? Parce qu’il y a là un shack qui se targue de vendre les meilleurs fish’n’chips du monde! Eh ben. C’est un drôle de bled pour se vanter de ça: Killarney est au bout de tout. Ce n’est pas sur la route de rien. Il faut faire les 136 km à partir de la route 69. Pas le choix.

La pancarte de Killarney dit qu’il y a 500 habitants. En été, il doit y en avoir un peu plus, quand même. Et ils font tous la file devant le guichet de Herbert Fisheries. J’ai donc fait comme tout ce beau monde: je me suis mise en ligne.

J’ai récupéré mon stock et je suis allée le manger dans Azarius, installée au camping de la marina.

Oui, le fish’n’chips valait les 136 kilomètres de détour. La panure n’était pas trop envahissante ni trop grasse (t’sais le genre de panure que tu mets la fourchette dessus et le gras «sort» de la panure?). Le poisson était très bon aussi. J’ai quand même opgrédé la patente en faisant une mayonnaise au cari dans le camion, plutôt que prendre la sauce tartare en ti-contenant de pléstique.
Le camping, lui, valait aussi le détour. Pour être dans un autre monde. L’accueil est dans un garage à bateau, avec un comptoir et des chaises, et une télé derrière le comptoir. M’est d’avis qu’on a dû y regarder le hockey il y a quelques semaines. Il y a des frigos avec des plats de vers de terre (on n’habite pas sur le bord de l’eau sans aller à la pêche). Il y a aussi des boites de bois avec des cannettes vides, des bouteilles vides que le type de la place a trouvé dans les vidanges des campeurs (je l’ai vu fouiller dans des sacs)… C’est sûr que quand il se décide à aller vendre ses bouteilles vides au Beer Store, faut que ça vaille la peine!
C’est l’anniversaire de Judy aujourd’hui. À peu près tout le monde du camping est réuni sur la terrasse entre deux immenses VR. Je suis dans Azarius, j’écoute (encore!) l’excellente discussion entre Geneviève Borne et Robert Lepage. Ce soir, ils jasent de langues, de prononciation et d’accents. Et moi, j’écris mon blogue, je fais la vaisselle, je range un peu. Oui, joli dimanche soir.

2 commentaires:

  1. Je ne savais pas qu'il y avait un camping à killarney. Bon à savoir. L'histoire de Killarney est intéressante. Si le musée est ouvert tu en saura plus long. La route est assez récente. Dans les années 1800 c'était un trading post accessible par la baie Georgienne. C'est un français qui l'a fondé. Contente que tu aies aimé les fish & chip.

    RépondreSupprimer
  2. Bon j'ai fait une faute. J'haïs ça.

    RépondreSupprimer